Et si les âmes soeurs existaient ? Elle est encore jeune et déjà lasse. Elle parle d’amour à la télévision mais peine à trouver du sens à sa propre histoire. Dans un café de l’île Saint-Louis, elle croise la route d’une élégante femme mûre. Elle a les cheveux blancs et les yeux clairs. Elle a cherché l’amour dans les bras d’hommes qui l’ont plus ou moins aimée, jusqu’à ce que l’évidence d’une rencontre éclipse toutes les autres. Au fil de leurs échanges, elle transmet à travers son histoire ce qu’elle a découvert de l’amour, le vrai.
Dans le livre Dans le jardin de l’ogre (Gallimard, 2014), Adèle, jeune épouse et mère de famille, sombrait dans l’addiction sexuelle. Un roman cru et audacieux sous la plume d’une jeune musulmane partie ensuite à la rencontre de ses lectrices marocaines.
De ville en ville, Leïla Slimani a écouté les déchirements d’une société où la femme ne peut être que vierge ou épouse. Où tout ce qui est hors la loi ou hors mariage est nié : prostitution, homosexualité, business de la nuit, protection des riches touristes sexuels et pédophiles, corruption de la police, etc.
Début 2016, le lynchage de deux homosexuels puis l’agression de l’actrice du film Much Loved ont illustré le profond malaise d’une société écartelée entre sexe et mensonges
Avec ce nouvel emploi, Millie semble avoir une chance en or. Chez les Garrick, un couple fortuné qui possède un somptueux appartement avec vue sur Manhattan, elle fait le ménage et prépare les repas dans la magnifique cuisine. Mais elle ne tarde pas à déceler quelques ombres au tableau… Son patron, Douglas Garrick, est d’humeur de plus en plus changeante. Et pourquoi sa femme Wendy reste-t-elle toujours enfermée dans la chambre d’amis ? Le jour où Millie découvre du sang sur une chemise de nuit, elle ne peut plus rester les bras croisés. Quelque chose se trame dans cette maison. Et cela pourrait bien se retourner contre elle si elle continue à fouiner dans les secrets des autres…
Jeunes mariés, Tricia et Ethan recherchent la maison de leurs rêves. Alors qu’ils visitent le manoir isolé de la docteure Adrienne Hale, une psychiatre disparue trois ans plus tôt, ils se retrouvent piégés par une violente tempête de neige. Au grand effroi de Tricia, qui est persuadée que quelque chose de terrible s’est produit dans cette demeure. Et puis, il y a ces empreintes de pas récentes sur le parquet, comme si quelqu’un vivait encore là…
Par hasard, Tricia découvre une pièce secrète qui renferme les enregistrements audio de chaque patient de la docteure Hale. Le voile de mystère qui recouvre la disparition de la psy se lève lentement. Mais déterrer des secrets enfouis est un jeu dangereux…
Ce roman commence par un cri. Ce cri, interminable, est celui que lance Ada, adolescente de 16 ans, en plein cours d’histoire dans un lycée londonien. Ce roman se termine par un rêve, celui d’une renaissance. Entre les deux a lieu la rencontre du Grec Kostas Kazantzakis et d’une jeune fille turque, Defne, en 1974, dans une Chypre déchirée par la guerre civile. De sa prose puissante, Elif Shafak nous conte l’histoire d’un amour interdit dans un climat de haine et de violence qui balaie tout sur son passage – avec l’espoir, tout de même, de libérer la parole des générations précédentes.
Après quarante ans d’une vie confortable, Ella n’imaginait pas un jour changer sa destinée. Engagée comme lectrice, elle découvre un manuscrit retraçant la rencontre au XIIe siècle du poète Rûmi avec le plus célèbre derviche du monde musulman. C’est la révélation. Transcendée par cette histoire, elle s’initie au soufisme et à la splendeur de l’amour…
Peri est mariée à un riche promoteur. Au cours d’un grand dîner dans une somptueuse villa du Bosphore, chacun commente les événements dramatiques que vit la Turquie. Peri, elle, se remémore sa jeunesse, les affrontements entre son père laïc et sa mère très pieuse, puis entre ses deux amies lorsqu’elle était étudiante à Oxford : Shirin, Iranienne émancipée, et Mona, musulmane pratiquante et féministe. Elle repense aussi à Azur, le flamboyant professeur de philosophie qui les a réunies. Au fil des souvenirs, cette soirée fera surgir les impasses dans lesquelles se débat la société turque, coincée entre tradition et modernité.
“Le voyageur songe à sa propre vie. Comme toute existence, elle est faite des fragments de tout ce qui lui est arrivé : les situations qu’il a vécues, des extraits de livres qu’il n’a pas oubliés, les enseignements de son maître, des histoires que lui ont contées un jour ses amis, des réflexions sur son époque et sur les rêves de sa génération… Et il s’efforce de comprendre sa propre construction spirituelle.” Recueil de paraboles inspirées à l’auteur par les sources et les folklores les plus divers, Maktub est un véritable trésor de sagesse.
Né en 1126 à Cordoue, Averroès a connu la gloire puis la disgrâce, le respect des puissants puis l’exil et la clandestinité. Il a contribué à la légende de l’Andalousie musulmane, mais il a payé au prix fort les audaces de sa pensée. Ses idées seront tout aussi violemment condamnées par l’Eglise que par les théologiens musulmans qui lui reprocheront d’oser aborder la foi par le biais de la raison, de refuser le dogme et l’usage des textes sacrés.
Traité en paria, menacé, il mourra haï de tous à Marrakech. Pourtant, des siècles plus tard, son oeuvre demeure plus vivante que jamais. Prix de la Griffe Noire 2017, cette biographie romancée d’une grande richesse redonne vie à l’un des penseurs les plus emblématiques de l’histoire grâce à la plume magistrale de Gilbert Sinoué.
“Vous êtes sur le point d’entrer en conversation avec Dieu. Oui, oui. Je sais… ce n’est pas possible. Vous croyez probablement (on vous l’a enseigné) que ce n’est pas possible. On peut parler à Dieu, bien sûr, mais pas avec Dieu. (…) C’est ce que je croyais, moi aussi.” Neale Donald Walsch approche la cinquantaine et fait le bilan de sa vie : il vient de perdre son travail, ses quatre mariages se sont soldés par des échecs et sa santé est défaillante. Pris de colère, il écrit une lettre pleine de doutes à Dieu. Et là, le miracle se produit ! “Dieu” lui répond de façon claire et compréhensible. Un entretien qui durera plusieurs années, où les questions les plus intimes et les plus énigmatiques trouveront réponse : pourquoi suis-je si malheureux ? Pourquoi l’homme doit-il souffrir ? Qu’est-ce que le bien et le mal ? Les interrogations troublantes que pose cet ouvrage ne doivent pas faire oublier sa haute teneur spirituelle.
Les enfants de la rue, déjà acteurs principaux de Messaouda, forment le second roman de Serhane. Mais après l’indépendance, les maux du Maroc se sont accentués. Le chômage, la répression policière, la corruption des administrations ne font qu’aggraver les inégalités. Deux amis, le narrateur et Rahou, décident de s’exiler : l’un va en France, l’autre part avec sa mère répudiée. Lorsque, plus tard, le narrateur revient à Azrou, la ville n’a pas changé, et elle n’est, finalement, que le reflet d’une société qui a perdu sa dignité. Violent réquisitoire contre la corruption, interrogation inquiète sur le bouleversement des valeurs, roman de mœurs et de satire sociale, Les Enfants des rues étroites est aussi et surtout l’histoire d’une amitié qui défie la faute et dépasse le pardon.
L’inspecteur Ali n’est jamais pressé, même quand la sécurité du monde est enjeu. A fortiori quand une huile du gouvernement marocain le convoque pour lui annoncer une macabre découverte: un cadavre au fond d’un puits dans le patio d’un riyad, un palais de Marrakech. Entre deux bouffées de kif et quelques tajines épicés, Ali mène l’enquête grâce à son traditionnel réseau d’indics, composé de femmes de ménage, de chauffeurs de taxi et de caïds de la drogue. Mais il déploie cette fois ses antennes beaucoup plus loin que d’habitude, du côté de la France, des États-Unis et de l’Afghanistan. Qui est donc le mort du riyad, de quel réseau islamiste était-il le chef ? De la mafia marocaine aux coffres-forts des banques suisses, en passant par les hautes sphères du renseignement occidental, un gigantesque jeu de piste se met en place, où Ali progresse nonchalamment vers les secrets les mieux gardés de la planète.
Dostoïevski écrit Les Démons en riposte à un péril, celui d’un attentat anarchiste, et en soutien à celui qui deviendra le tsar Alexandre III. Il dépeint un monde où les nobles s’affrontent, laissant le champ libre à leurs ennemis, les socialistes, qui s’installeront durablement au sein de la nouvelle génération.
À partir de 1871, d’abord en roman-feuilleton, Dostoïevski met en scène un monde immense et, à travers la voix de son narrateur, donne vie à une impressionnante galerie de personnages. La multiplicité des rebondissements crée un suspense permanent, captivant. Si simples en apparence, les intrigues sont en réalité complexes et profondes. Sous ses allures de pamphlet prophétique, ce roman en dit beaucoup sur son époque, et plus encore sur la vision que l’auteur a de son pays.
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