L’essentiel de La Bête humaine, c’est l’instinct de mort dans le personnage principal, la fêlure cérébrale de Jacques Lantier, mécanicien de locomotive. Jeune homme, il pressent si bien la manière dont l’instinct de mort se déguise sous tous les appétits, l’Idée de mort sous toutes les idées fixes, la grande hérédité sous la petite, qu’il se tient à l’écart : d’abord des femmes, mais aussi du vin, de l’argent, des ambitions qu’il pourrait avoir légitimement.
Il a renoncé aux instincts ; son seul objet, c’est la machine. Ce qu’il sait, c’est que la fêlure introduit la mort dans tous les instincts, poursuit son travail en eux, par eux ; et que, à l’origine ou au bout de tout instinct, il s’agit de tuer, et peut-être aussi d’être tué.
Un écrivain marocain en exil raconte, par le truchement d’un personnage de vieillard, habitant d’un lointain village, et sur le mode le plus direct et le plus lyrique qui soit, ses hantises d’homme de la terre qu’il a quittée. Son passé jaillit, torturé, plein d’odeurs et de bouillonnements – la mantèque, c’est la graisse animale dans laquelle on fait la cuisine -, et son avenir de misère se fait jour aussi, au rythme des imprécations et des cris de joie, de la virulence politique et du grognement de plaisir. Voyage onirique, mémoire et histoire s’entremêlent ici pour nous donner à lire l’un des romans majeurs de Mohammed Khaïr-Eddine.
Georg reçoit une lettre: des pages écrites par son père onze ans plus tôt, à la veille de sa mort. Au fil de sa lecture, l’adolescent découvre cet homme dont il ne se souvient plus; ses rêves, ses angoisses, sa perception de la vie… et l’histoire de la Belle aux oranges, demoiselle envoûtante. Qui est donc cette femme mystérieuse qui a bouleversé l’existence de son père?
Douze histoires pour vaincre l’oubli, douze romans miniatures pour traverser les siècles et les continents: des confins de la Patagonie aux rues brumeuses d’Hambourg, Luis Sepûlveda convoque poètes et loups de mer, personnages légendaires et exilés de tous horizons. De sa voix unique, pleine d’humour et de poésie, il puise dans les mythes et les vestiges du passé pour perpétuer la mémoire du monde.
Rien ne va plus pour le commissaire Charitos. Sa fille est prise en otage sur un bateau par de mystérieux terroristes. Un fou furieux lancé dans une croisade contre le monde de la publicité exécute ses vedettes une à une. La Grèce tremble, l’enquête piétine, le gouvernement s’agite. Charitos ne peut plus se fier qu’à son intuition : prise d’otages et meurtres en série seraient-ils liés ?
Berkeley, Californie : le soleil rasant du petit matin effleure un cadavre, la députée Davida Grayson, une balle dans la nuque. Nashville, Tennessee : parmi les détritus d’un terrain vague gît un corps sanguinolent, celui de Jack Jeffries, une ancienne rockstar. Leur point commun : des milieux où les rivalités sont innombrables. Les suspects s’accumulent. Et quand la mort frappe, elle choisit le visage de l’amour…
L’Allemagne nazie vit ses derniers jours. Maria fuit la capitale, tombeau de son fils Gregor. Dans la foule des réfugiés, sa main saisit celle d’un petit garçon : elle nommera l’orphelin du nom de son enfant défunt. Cet héritage va hanter le garçon sa vie durant et le jeter sur les routes de l’Europe. Persuadé d’être juif, il quitte sa famille adoptive, en quête de ses véritables origines…
Est-ce bien Baba, caché derrière des lunettes noires, qu’il a aperçu ? Suleiman est troublé : son père, que l’on dit en voyage d’affaires, a traversé la place en l’ignorant. En cet été 1979 à Tripoli, les événements lui échappent : un proche de son ami Karim est emmené violemment par des inconnus. Et que veulent ces hommes qui fouillent sa maison ? Pourquoi sa mère brûle-t-elle tous leurs livres ? « Un puissant roman politique et une tendre évocation des conflits humains – l’identité, le pardon, l’amour », The Observer.
Traduit de l’anglais par Johan-Frédérik Hel Guedj.
La ville du Caire est la source d’inspiration favorite du grand écrivain égyptien Naguib Mahfouz. En quelques pages à peine, chacune de ces huit nouvelles fait vivre sous nos yeux le charme de ses cafés enfumés, le passage inexorable du temps, la transformation irréversible des petites ruelles d’autrefois en routes vrombissantes et encombrées…
Une tache écarlate sur la neige. Plus loin, une jambe… En tout, dix-neuf personnes massacrées à l’arme blanche à Hesjövallen. Selon les médias, un psychopathe a frappé. Pour la juge Birgitta Roslin, tout est trop bien organisé. Sa seule piste: un ruban rouge chinois. Indice qui la mène jusqu’à Pékin, dans les familles des émigrés du siècle dernier. Les humiliés auraient-ils pris leur revanche ?
A Troie, Tassie Keltjin, vingt ans, mène une vie insouciante. Entre les cours et les copains, elle est la baby-sitter de Mary-Emma, une adorable métisse. Tout juste adoptée, la fillette ne passe pas inaperçue: Les regards sont lourds, les injures pleuvent et ses parents la rejettent peu à peu. Bouleversée, Tassie découvre le visage sombre d’une Amérique où l’hypocrisie se mêle au racisme ordinaire.
Se sentant responsable de la mort de la femme qu’il aime, Hans décide de réaliser son rêve : partir à Mutshatsha, en Zambie, sur les traces d’un missionnaire suédois. A la fois fasciné et effrayé par l’Afrique, la misère, la violence et le chaos, Hans accepte d’aider Judith à diriger sa ferme et tente d’y mettre en oeuvre ses idéaux de justice. Il ne comprend pas encore ce qu’il est venu chercher ici…Né en 1948 en Suède, Henning Mankell est l’un des maîtres incontestés du roman policier et s’est également imposé en littérature, notamment avec le best-seller Les Chaussures italiennes.
Mondialement connu, il partage aujourd’hui sa vie entre la Suède et le Mozambique. Tous ses ouvrages sont disponibles en Points. » Une très belle interrogation sur l’homme et ses rêves impossibles, ses idéaux plein de naïveté, sa solitude infinie. « TéléramaTraduit du suédois par Agneta Ségol et Marianne Ségol-Samoy
La maison a été vendue. Une maison mal foutue, qui tenait par les papiers peints. C’était la maison du bonheur, la maison de l’enfance, la chaleur de la tribu, les jeux dans la cour, au milieu des poules et des lapins. Mais c’était, aussi, la maison du malheur… Un récit plein de rage et de pudeur, un magnifique hymne à la vie.
Un après-midi à Molenbeek. Une femme sort de chez elle, couverte de noir des pieds à la tête. Méconnaissable, sous son hijab, elle marche. Suivons-la jusqu’au canal, à la Porte de Flandre. Après, c’est Bruxelles et cet immeuble dont elle ressort bientôt, cheveux dénoués en cascade, robe légère… Suivons-la encore jusqu’à ce strip-club, où, chaque…
Victor Hugo, dans ce célèbre roman, évoque un Moyen Age pittoresque représentatif de la passion des romantiques pour le » gothique « , dont l’auteur deviendra désormais le chef incontesté. Par de saisissantes fresques de la Cour des Miracles, Victor Hugo ressuscite le peuple du Paris de Louis XI qui gravitait autour de Notre-Dame, monde architectural et religieux, opposant ainsi sans cesse le sublime au grotesque.
Cette puissante antithèse se confirme encore dans les principaux personnages illustrant la fatalité des passions : le Mal, le prêtre Frollo, le Bien, le monstre Quasimodo et la Victime, la belle Esméralda.
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