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  • Quatrevingt-Treize

    Quatrevingt-Treize

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    93 conclut le dialogue que Hugo a poursuivi toute sa vie avec la Révolution. 93, c’est la Convention,  » assemblée qui a eu un duel avec la royauté comme Cromwell et un duel avec l’univers comme Annibal  » et qui a  » tranché le nœud gordien de l’histoire « . Immense fresque épique, 93 est aussi l’histoire de trois hommes. Lantenac, l’homme du roi et de tout l’honneur de l’ancienne France. Cimourdain, le génie austère et implacable de la Révolution.

    Entre eux Gauvain, neveu de Lantenac et fils spirituel de Cimourdain, aristocrate passé au peuple, que Cimourdain fera guillotiner pour avoir permis la fuite de Lantenac et qu’il suit aussitôt dans la mort.  » Au moment où la tête de Gauvain roulait dans le panier, Cimourdain se traversait le cœur d’une balle… Ces deux âmes s’envolèrent ensemble, l’ombre de l’une mêlée à la lumière de l’autre. « 

  • Vers Le Phare

    Vers Le Phare

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    Une soirée d’été sur une île au large de l’Ecosse. Pôle de convergence des regards et des pensées, Mrs Ramsay exerce sur famille et amis un pouvoir de séduction quasi irrésistible. Un enfant rêve d’aller au Phare. L’expédition aura lieu un beau matin d’été, dix ans plus tard. Entre-temps, mort et violence envahissent l’espace du récit. Au bouleversement de la famille Ramsay répond le chaos de la Première Guerre mondiale.

    La paix revenue, il ne reste plus aux survivants désemparés, désunis, qu’à reconstruire sur les ruines. Des bonheurs et des déchirements de son enfance, Virginia Woolf a fait la trame d’une œuvre poétique, lumineuse et poignante qui dit encore le long tourment de l’écriture et la brièveté de ses joies : visions fragiles, illuminations fugaces,  » allumettes craquées à l’improviste dans le noir « .

  • Terre Des Hommes

    Terre Des Hommes

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    Il est inexplicable que nous soyons vivants. Je remonte, ma lampe électrique à la main, les traces de l’avion sur le sol. A deux cent cinquante mètres de son point d’arrêt nous retrouvons déjà des ferrailles tordues et des tôles dont, tout le long du parcours, il a éclaboussé le sable. Nous saurons, quand viendra le jour, que nous avons tamponné presque tangentiellement une pente douce au sommet d’un plateau désert.

  • L'argent

    L’argent

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    Alors, pendant la dernière demi-heure, ce fut la débâcle. Après l’extrême confiance, l’engouement aveugle, arrivait la réaction de la peur, tous se ruant pour vendre, s’il en était temps encore. Les cours, de chute en chute, tombèrent à 1 500, à 1 200, à 900. Il n’y avait plus d’acheteurs, la plaine restait rase, jonchée de cadavres. Au-dessus du sombre grouillement des redingotes, les trois coteurs semblaient être des greffiers mortuaires, enregistrant des décès.

    Un silence effrayant régna, lorsque, après le coup de cloche de la clôture, le dernier cours de 830 francs fut connu. Et la pluie entêtée ruisselait toujours sur le vitrage ; la salle était devenue un cloaque, sous l’égouttement des parapluies et le piétinement de la foule, un sol fangeux d’écurie mal tenue…

  • Monde A Cote

    Monde A Cote

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    Le Monde à côté mérite bien son titre : c’est un roman autobiographique déjanté, chargé d’éclats de rire et de tendresse. Fuyant la conformité, privilégiant la vie, sa passion pour les femmes, Driss Chraïbi y relate son périple, depuis son arrivée en France en 1945 jusqu’à la fin du deuxième millénaire, les rencontres professionnelles, en Alsace, à l’île d’Yeu, au Canada, à Paris, partout où il a vécu et écrit, au confluent des cultures. Ludique et pudique, sans fard, le livre se termine par ces mots :  » La vie continue. Bonjour la vie ! « 

  • Mrs Dalloway

    Mrs Dalloway

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  • Vu, Lu, Entendu

    Vu, Lu, Entendu

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     » Je remercie la vie.  » C’est par ces mots que commence Vu, lu, entendu. Driss Chraïbi, le père de la littérature maghrébine d’expression française, ne se met pas en avant, mais choisit d’occuper les coulisses pour donner voix à tout un peuple, ressusciter une époque (1926-1947), vécue sur l’autre rive de la Méditerranée à travers le regard d’un adolescent ouvert au monde. Relatant ce qu’il a vu, lu et entendu, avec un humour qui n’appartient qu’à lui, Driss Chraïbi évoque, avec émotion et dans un amour gigantesque pour le pays natal, divers personnages : la figure héraldique du père, les amis français de jeunesse et surtout les grandes personnalités du Maroc, comme Allal el-Fassi, Ahmed Balafrej.  » Je remercie la vie. Elle m’a comblé. En regard d’elle, tout le reste est littérature. « 

  • Partir

    Partir

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    78,00 MAD

    La petite Malika, ouvrière dans une usine du port de Tanger, demanda à son voisin Azel, sans travail, de lui montrer ses diplômes. – Et toi, lui dit-il, que veux-tu faire plus tard ? – Partir. Partir… ce n’est pas un métier ! – Une fois partie, j’aurai un métier. – Partir où ? – Partir n’importe où, là-bas par exemple. – L’Espagne ? – Oui, l’Espagne, França, j’y habite déjà en rêve. – Et tu t’y sens bien ? – Cela dépend des nuits.

  • Etoile Errante

    Etoile Errante

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  • Harrouda

    Harrouda

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    188,00 MAD

    Harrouda n’apparaît que le jour. Elle commence par lâcher ses cheveux en avant et tourne sur place. Puis elle relève sa robe. Les enfants n’ont que le temps d’y croire, déjà le rideau est baissé. Le reste, ils le retrouvent dans leurs rêves et, pour le narrateur, à chaque étape de son adolescence. Harrouda, prostituée déchue, fut son premier amour, et la maîtresse de deux villes : Fès, lieu de toutes les vertus et de la tradition, Tanger – que Jean Genet appelle Tanger-la-trahison. Une femme, deux villes, toutes les femmes,  » et nous guettons la solitude pour de nouveaux fantasmes. Nous les collons sur une page d’écriture. Le rire. Seul le rire pour accoupler ce que nous avons osé.  » Ce livre est un roman-poème du grand conteur marocain Ben Jelloun.

  • A L'ombre Des Jeunes Fille En

    A L’ombre Des Jeunes Fille En

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    «Tout d’un coup, dans le petit chemin creux, je m’arrêtai touché au cœur par un doux souvenir d’enfance : je venais de reconnaître, aux feuilles découpées et brillantes qui s’avançaient sur le seuil, un buisson d’aubépines défleuries, hélas, depuis la fin du printemps. Autour de moi flottait une atmosphère d’anciens mois de Marie, d’après-midi du dimanche, de croyances, d’erreurs oubliées. J’aurais voulu la saisir. Je m’arrêtai une seconde et Andrée, avec une divination charmante, me laissa causer un instant avec les feuilles de l’arbuste. Je leur demandai des nouvelles des fleurs, ces fleurs de l’aubépine pareilles à de gaies jeunes filles étourdies, coquettes et pieuses. « Ces demoiselles sont parties depuis déjà longtemps », me disaient les feuilles.»

  • Du Cote De Chez Swann

    Du Cote De Chez Swann

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    91,00 MAD

    « Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté…

    Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »

  • Les Travailleurs De La Mer

    Les Travailleurs De La Mer

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    Gilliat se rejeta en arrière, mais put à peine remuer. Il était comme cloué. De sa main gauche restée libre il prit son couteau qu’il avait entre ses dents, et de cette main, tenant le couteau, s’arc-bouta au rocher, avec un effort désespéré pour retirer son bras. Il ne réussit qu’à inquiéter un peu la ligature, qui se resserra. Elle était souple comme le cuir, solide comme l’acier, froide comme la nuit… Brusquement une large viscosité ronde et plate sortit de dessous la crevasse…

    On distinguait au côté opposé de ce disque immonde le commencement de trois autres tentacules, restés sus l’enfoncement du rocher. Au milieu de cette viscosité il y avait deux yeux qui regardaient. Ces yeux voyaient Gilliat. Gilliat reconnut la pieuvre.

  • Faux-Monnayeurs (Les)

    Faux-Monnayeurs (Les)

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    ‘- Depuis quelque temps, des pièces de fausse monnaie circulent. J’en suis averti. Je n’ai pas encore réussi à découvrir leur provenance. Mais je sais que le jeune Georges – tout naïvement je veux le croire – est un de ceux qui s’en servent et les mettent en circulation. Ils sont quelques-uns, de l’âge de votre neveu, qui se prêtent à ce honteux trafic. Je ne mets pas en doute qu’on n’abuse de leur innocence et que ces enfants sans discernement ne jouent le rôle de dupes entre les mains de quelques coupables aînés.

  • Le Diable Et Le Bon Dieu

    Le Diable Et Le Bon Dieu

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    78,00 MAD

    Goetz : Je prendrai la ville Catherine : Mais pourquoi ? Goetz : Parce que c’est mal. Catherine : Et pourquoi faire le mal ? Goetz : Parce que le bien est déjà fait. Catherine : Qui l’a fait ? Goetz : Dieu le Père. Moi, j’invente.

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