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Vieille Fille
91,00 MAD0 sur 5Une petite ville, un microcosme de l’ancienne France, une vieille fille, Rose-Marie-Victore Cormon, qui hésite entre deux prétendants, le chevalier de Valois et l’ex-citoyen du Bousquier. Le chevalier est vieux, coquet, sans le sou, fidèle aux Bourbons. Du Bousquier est libéral, millionnaire et encore à peu près présentable. Grave conflit, lutte de clans. Du Bousquier l’emporte. Hélas, » le mariage sera essentiellement négatif » : du Bousquier est impuissant. Si Mlle Cormon avait suivi des cours d’anthropologie, si elle avait considéré le » nez prodigieux « , le » nez magistral et superlatif » du chevalier, et le » nez aplati « , » la voix de spéculateur éreinté » de du Bousquier, elle aurait évité » les effroyables malheurs de la vie conjugale « .
Cure De Tours – Pierrette
91,00 MAD0 sur 5» L ‘état de célibataire, écrit Balzac, est un état contraire à la société « . Le célibat engendre la solitude, la frustration, la haine ; Pierrette, un des drames les plus sombres e La Comédie Humaine, nous montre comment les calculs de la sottise et de l’avarice aboutissent au meurtre de l’enfant. Le Curé des Tours met en présence les deux catégories d’êtres dans lesquels les poisons du célibat se développent de la manière la plus redoutable : la vieille fille et le prêtre. Remarquable document politique sur la puissance de l’Eglise sous la Restauration, Le Curé des Tours illustre en même temps le postulat balzacien selon lequel les existences les plus obscures recèlent autant de violence que les tragédies de l’histoire : le terrible abbé Troubert qui conduit à la mort l’innocent abbé Birotteau, c’est » Sixte Quint réduit aux proportions d’un évêché « .
Lettre A Delacroix
78,00 MAD0 sur 5» Parce que vous êtes « le plus suggestif de tous les peintres », je pense pouvoir vous faire revenir au Maroc par la magie du verbe. Je vous imagine en ce début d’année 1832, jeune homme élégant et réservé, quitter votre atelier de la rue des Fossés-Saint-Germain, laissant derrière vous une lumière retenue, empêchée par un ciel gris et bas d’éclater, une lumière brève et faible à laquelle les Parisiens finissent par s’habituer. Vous sortez de ce quartier et vous vous trouvez, quelques jours après, inondé par une lumière si vive, si pleine et même brutale que vous subissez un choc. Vous êtes à la fris en Méditerranée et face à l’océan Atlantique « . Tahar Ben Jelloun rend hommage à Eugène Delacroix, converti à la lumière lors de son voyage en Afrique du Nord. Mais au-delà du peintre génial, c’est la beauté de tout un pays qu’il célèbre : celle du Maroc.
Quatrevingt-Treize
78,00 MAD0 sur 593 conclut le dialogue que Hugo a poursuivi toute sa vie avec la Révolution. 93, c’est la Convention, » assemblée qui a eu un duel avec la royauté comme Cromwell et un duel avec l’univers comme Annibal » et qui a » tranché le nœud gordien de l’histoire « . Immense fresque épique, 93 est aussi l’histoire de trois hommes. Lantenac, l’homme du roi et de tout l’honneur de l’ancienne France. Cimourdain, le génie austère et implacable de la Révolution.
Entre eux Gauvain, neveu de Lantenac et fils spirituel de Cimourdain, aristocrate passé au peuple, que Cimourdain fera guillotiner pour avoir permis la fuite de Lantenac et qu’il suit aussitôt dans la mort. » Au moment où la tête de Gauvain roulait dans le panier, Cimourdain se traversait le cœur d’une balle… Ces deux âmes s’envolèrent ensemble, l’ombre de l’une mêlée à la lumière de l’autre. «
Vers Le Phare
78,00 MAD0 sur 5Une soirée d’été sur une île au large de l’Ecosse. Pôle de convergence des regards et des pensées, Mrs Ramsay exerce sur famille et amis un pouvoir de séduction quasi irrésistible. Un enfant rêve d’aller au Phare. L’expédition aura lieu un beau matin d’été, dix ans plus tard. Entre-temps, mort et violence envahissent l’espace du récit. Au bouleversement de la famille Ramsay répond le chaos de la Première Guerre mondiale.
La paix revenue, il ne reste plus aux survivants désemparés, désunis, qu’à reconstruire sur les ruines. Des bonheurs et des déchirements de son enfance, Virginia Woolf a fait la trame d’une œuvre poétique, lumineuse et poignante qui dit encore le long tourment de l’écriture et la brièveté de ses joies : visions fragiles, illuminations fugaces, » allumettes craquées à l’improviste dans le noir « .
Terre Des Hommes
78,00 MAD0 sur 5Il est inexplicable que nous soyons vivants. Je remonte, ma lampe électrique à la main, les traces de l’avion sur le sol. A deux cent cinquante mètres de son point d’arrêt nous retrouvons déjà des ferrailles tordues et des tôles dont, tout le long du parcours, il a éclaboussé le sable. Nous saurons, quand viendra le jour, que nous avons tamponné presque tangentiellement une pente douce au sommet d’un plateau désert.
L’argent
78,00 MAD0 sur 5Alors, pendant la dernière demi-heure, ce fut la débâcle. Après l’extrême confiance, l’engouement aveugle, arrivait la réaction de la peur, tous se ruant pour vendre, s’il en était temps encore. Les cours, de chute en chute, tombèrent à 1 500, à 1 200, à 900. Il n’y avait plus d’acheteurs, la plaine restait rase, jonchée de cadavres. Au-dessus du sombre grouillement des redingotes, les trois coteurs semblaient être des greffiers mortuaires, enregistrant des décès.
Un silence effrayant régna, lorsque, après le coup de cloche de la clôture, le dernier cours de 830 francs fut connu. Et la pluie entêtée ruisselait toujours sur le vitrage ; la salle était devenue un cloaque, sous l’égouttement des parapluies et le piétinement de la foule, un sol fangeux d’écurie mal tenue…
Monde A Cote
78,00 MAD0 sur 5Le Monde à côté mérite bien son titre : c’est un roman autobiographique déjanté, chargé d’éclats de rire et de tendresse. Fuyant la conformité, privilégiant la vie, sa passion pour les femmes, Driss Chraïbi y relate son périple, depuis son arrivée en France en 1945 jusqu’à la fin du deuxième millénaire, les rencontres professionnelles, en Alsace, à l’île d’Yeu, au Canada, à Paris, partout où il a vécu et écrit, au confluent des cultures. Ludique et pudique, sans fard, le livre se termine par ces mots : » La vie continue. Bonjour la vie ! «
Vu, Lu, Entendu
78,00 MAD0 sur 5» Je remercie la vie. » C’est par ces mots que commence Vu, lu, entendu. Driss Chraïbi, le père de la littérature maghrébine d’expression française, ne se met pas en avant, mais choisit d’occuper les coulisses pour donner voix à tout un peuple, ressusciter une époque (1926-1947), vécue sur l’autre rive de la Méditerranée à travers le regard d’un adolescent ouvert au monde. Relatant ce qu’il a vu, lu et entendu, avec un humour qui n’appartient qu’à lui, Driss Chraïbi évoque, avec émotion et dans un amour gigantesque pour le pays natal, divers personnages : la figure héraldique du père, les amis français de jeunesse et surtout les grandes personnalités du Maroc, comme Allal el-Fassi, Ahmed Balafrej. » Je remercie la vie. Elle m’a comblé. En regard d’elle, tout le reste est littérature. «
Partir
78,00 MAD0 sur 5La petite Malika, ouvrière dans une usine du port de Tanger, demanda à son voisin Azel, sans travail, de lui montrer ses diplômes. – Et toi, lui dit-il, que veux-tu faire plus tard ? – Partir. Partir… ce n’est pas un métier ! – Une fois partie, j’aurai un métier. – Partir où ? – Partir n’importe où, là-bas par exemple. – L’Espagne ? – Oui, l’Espagne, França, j’y habite déjà en rêve. – Et tu t’y sens bien ? – Cela dépend des nuits.
Harrouda
188,00 MAD0 sur 5Harrouda n’apparaît que le jour. Elle commence par lâcher ses cheveux en avant et tourne sur place. Puis elle relève sa robe. Les enfants n’ont que le temps d’y croire, déjà le rideau est baissé. Le reste, ils le retrouvent dans leurs rêves et, pour le narrateur, à chaque étape de son adolescence. Harrouda, prostituée déchue, fut son premier amour, et la maîtresse de deux villes : Fès, lieu de toutes les vertus et de la tradition, Tanger – que Jean Genet appelle Tanger-la-trahison. Une femme, deux villes, toutes les femmes, » et nous guettons la solitude pour de nouveaux fantasmes. Nous les collons sur une page d’écriture. Le rire. Seul le rire pour accoupler ce que nous avons osé. » Ce livre est un roman-poème du grand conteur marocain Ben Jelloun.
A L’ombre Des Jeunes Fille En
78,00 MAD0 sur 5«Tout d’un coup, dans le petit chemin creux, je m’arrêtai touché au cœur par un doux souvenir d’enfance : je venais de reconnaître, aux feuilles découpées et brillantes qui s’avançaient sur le seuil, un buisson d’aubépines défleuries, hélas, depuis la fin du printemps. Autour de moi flottait une atmosphère d’anciens mois de Marie, d’après-midi du dimanche, de croyances, d’erreurs oubliées. J’aurais voulu la saisir. Je m’arrêtai une seconde et Andrée, avec une divination charmante, me laissa causer un instant avec les feuilles de l’arbuste. Je leur demandai des nouvelles des fleurs, ces fleurs de l’aubépine pareilles à de gaies jeunes filles étourdies, coquettes et pieuses. « Ces demoiselles sont parties depuis déjà longtemps », me disaient les feuilles.»
Du Cote De Chez Swann
91,00 MAD0 sur 5« Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté…
Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »
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