Cette oeuvre semi-religieuse, semi-prophétique, connaît, depuis 1923, année de la publication de la version définitive en anglais, un immense succès auprès d’un public toujours renouvelé. Gibran, écrivain et penseur libanais (1883-1931), a voulu, comme le dit Adonis, « faire éclore dan s l’homme tout ce qui le dépasse et tout ce qui est plus grand que…
» Parce que vous êtes « le plus suggestif de tous les peintres », je pense pouvoir vous faire revenir au Maroc par la magie du verbe. Je vous imagine en ce début d’année 1832, jeune homme élégant et réservé, quitter votre atelier de la rue des Fossés-Saint-Germain, laissant derrière vous une lumière retenue, empêchée par un ciel gris et bas d’éclater, une lumière brève et faible à laquelle les Parisiens finissent par s’habituer. Vous sortez de ce quartier et vous vous trouvez, quelques jours après, inondé par une lumière si vive, si pleine et même brutale que vous subissez un choc. Vous êtes à la fris en Méditerranée et face à l’océan Atlantique « . Tahar Ben Jelloun rend hommage à Eugène Delacroix, converti à la lumière lors de son voyage en Afrique du Nord. Mais au-delà du peintre génial, c’est la beauté de tout un pays qu’il célèbre : celle du Maroc.
120,00 MADLe prix initial était : 120,00 MAD.84,00 MADLe prix actuel est : 84,00 MAD.
En 1994, Nelson Mandela est devenu le premier président d’une Afrique du Sud démocratique. Dès le départ, il s’était engagé à n’accomplir qu’un seul mandat de cinq ans. Avec son gouvernement, il a fait en sorte que tous les citoyens sud-africains soient désormais égaux devant la loi, et il a posé les fondations permettant de transformer un pays déchiré par des siècles de colonialisme et d’apartheid en une démocratie pleinement opérationnelle.
Ce livre est le récit des années de présidence de Mandela, l’une des plus grandes figures du XXe siècle. Il raconte l’histoire extraordinaire d’un pays en transition et les défis que Nelson Mandela a dû affronter alors qu’il s’efforçait de faire de sa vision pour une Afrique du Sud libre une réalité.
En dépit des prouesses de la technologie, les rêves de progrès se brisent face à ce constat effrayant : le chaos règne en de nombreux points du globe, la haine raciale et nationaliste sévit et donne libre cours aux pires barbaries, le doute s’installe dans les esprits quant à l’avenir « radieux » promis à l’humanité. Dans L’Esprit et la pensée, Krishnamurti évoque deux voies possibles pour renverser la situation. La première, la plus classique, consiste à vouloir changer les structures sociales, politiques et économiques. Pour l’auteur, cette voie est vouée à l’échec, car c’est la pensée qui l’inspire. La seconde, plus inattendue, passe par une mutation intérieure qui, elle, procéderait de l’esprit. Mais comment faire la distinction entre esprit et pensée, et en quoi sont-ils liés ? Plutôt que de livrer d’emblée les réponses, Krishnamurti invite le lecteur à observer pas à pas le panorama réel de nos processus mentaux, à voir les succès et les impasses sur lesquels ils débouchent. Il nous fait ainsi découvrir cette deuxième voie, celle où le changement ne se fonde plus sur une action volontariste et collective, mais mise sur une mutation radicale, individuelle, intime, inédite. Jiddu Krishnamurti (1895-1986) est un penseur très à part dans l’histoire des mouvements spirituels. Tout en dispensant son enseignement au cours de multiples conférences et à travers de nombreux ouvrages, il a toujours obstinément refusé toute position d’autorité, laissant à chaque individu la liberté entière d’interpréter son message. » Il est unique « , disait de lui Henry Miller, tandis que George Bernard Shaw le proclamait un » maître spirituel d’exception « .
» Toute philosophie qui assigne à la paix une place plus élevée qu’à la guerre, toute éthique qui développe une notion négative du bonheur, toute métaphysique et toute physique qui prétendent connaître un état définitif quelconque, toute aspiration, de prédominance esthétique ou religieuse, à un à-côté, à un au-delà, à un en-dehors, à un au-dessus-de, autorisent à se demander si la maladie n’était pas ce qui inspirait le philosophe médecin qui un jour aura le courage d’oser avancer la thèse : en toute activité philosophique il ne s’agissait jusqu’alors absolument pas de trouver la » vérité « , mais de quelque chose de tout à fait autre, disons de santé, d’avenir, de croissance, de puissance, de vie…
Tantôt défenseur de grandes causes humanitaires, tantôt conteur, producteur inventif, meneur de jeux ou animateur facétieux, Pierre Bellemare et ses émissions emblématiques ont marqué l’histoire de la radio et de la télévision des soixante dernières années. Pour autant, par pudeur et modestie, il a toujours refusé d’évoquer sa vie privée, ses passions, ses rencontres avec les célébrités de son époque et les innombrables péripéties de sa carrière.
Pour la première fois, cette autobiographie dévoile les facettes insoupçonnées d’une personnalité sensible et complexe.
136,00 MADLe prix initial était : 136,00 MAD.95,20 MADLe prix actuel est : 95,20 MAD.
« Il y a encore tant de choses que j’ignore au sujet de l’Amérique, de la vie, et de ce que l’avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m’a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m’ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l’histoire de notre pays.
Même quand elle est loin d’être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l’auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. A vous de vous en emparer ».
L’Occident est malade. Malade de vitesse, d’énervement, de surexcitation. On saute d’un avion dans un autre. On travaille sous la pression de chefs d’entreprise qui imposent un maximum de rendement, on regarde pendant des heures des émissions abrutissantes à la télévision, on vit dans le stress et l’angoisse. Même les enfants sont touchés. Dès les classes primaires, pèse sur eux la lancinante question : seront-ils capables de suivre de bonnes études, d’intégrer une grande école ? Ce livre tente d’offrir une pause de réflexion spirituelle.
Le Dalai-Lama, symbole de la paix de l’âme, nous propose de découvrir une voie nouvelle capable de donner un sens à notre vie. En s’inspirant des principes du lojong, qui signifie littéralement » transformer l’esprit « , le maître en développe les thèmes : culture de la compassion, comportement équilibré à l’égard de soi-même et des autres, construction d’une pensée positive, transformation des situations négatives en moyens d’évoluer vers l’harmonie.
Cette discipline intérieure a un objectif apprendre à distinguer l’important du superflu et, au bout de la voie, trouver le bonheur et la sérénité.
Au cours de nombreuses années de discussions avec des interlocuteurs venus de tous les horizons de la société, comme au cours de causeries publiques qui ont drainé des foules d’auditeurs partout dans le monde, Krishnamurti n’a cessé de souligner la nécessité de rentrer en soi-même, de se connaître soi-même, si l’on veut pouvoir comprendre les racines profondes des conflits communs à l’individu et à la société – car » nous sommes le monde « , et c’est donc notre chaos personnel qui est à la source du désordre général. Les extraits de causeries inédites présentés ici illustrent la vision intensément lucide grâce à laquelle Krishnamurti a su explorer et faire découvrir à tous la source originelle de sa vraie liberté, de sa vraie sagesse, de sa vraie vertu. Une vision qui défie le temps.
Pour des hommes obligés de s’expatrier afin de vendre leur force de travail, l’absence d’affectivité se traduit quotidiennement ; abstinence forcée, refoulement croissant de leurs désirs sexuels. La misère matérielle dans laquelle ils vivent est de plus en plus connue et souvent dénoncée. Mais que dire de l’autre misère, moins visible, aussi évidente, celle de la solitude, celle qu’ils subissent dans la rue, dans la chambre, dans le sommeil ? C’est de cette misère vécue que Tahar Ben Jelloun témoigne, en transcrivant le discours de ces hommes venus le consulter dans le centre de médecine psychosomatique où il a exercé trois années durant.
Ce livre […] semble être écrit dans le langage d’un vent de dégel : on y trouve de la pétulance, de l’inquiétude, des contractions et un temps d’avril, ce qui fait songer sans cesse au voisinage de l’hiver, tout autant qu’à la victoire sur l’hiver, à la victoire qui arrive, qui doit arriver, qui est peut-être déjà arrivée… La reconnaissance rayonne sans cesse, comme si la chose la plus inattendue, ce fut la guérison.
» Gai savoir » : qu’est-ce sinon les saturnales d’un esprit qui a résisté patiemment, sévèrement, froidement,, sans se soumettre, mais sans espoir, – et qui maintenant, tout à coup, est assailli par l’espoir de guérison, par l’ivresse de la guérison ? […] » Incipit tragaedia » – est-il dit à la fin de ce livre d’une simplicité inquiétante : que l’on soit sur ses gardes ! Quelque chose d’essentiellement malicieux et méchant se prépare : incipit parodia, cela ne laisse aucun doute…
Friedrich Nietzsche. Ecrit entre 1881 et 1887, publié une première fois en 1882, dans une version incomplète, repris et parachevé ensuite. Le Gai Savoir confirme et conforte le radicalisme nietzschéen. Les grands thèmes de sa réflexion sont désormais parvenus à leur pleine maturité. L’idéal, la nécessité de l’héroïsme en philosophie, l’analyse de la décadence, mais aussi le principe de l’éternel retour, le mythe de Zarathoustra, la connaissance, la religion c’est un véritable bréviaire du » nietzschéisme » qui apparaît au fil des pages.
« Je sus que ma parole atteindrait les deux horizons, celui d’Occident et celui d’Orient », déclare Ibn Arabî à la suite d’une vision survenue dans sa jeunesse. L’histoire lui a donné raison. Depuis plus de sept siècles, son oeuvre n’a cessé d’être lue, méditée, commentée dans toutes les langues vernaculaires de l’islam; il a exercé une influence majeure sur le « soufisme », la dimension mystique de l’islam. La vindicte persistante des oulémas (docteurs de la Loi de l’islam) à son égard atteste la force de sa présence parmi les « Hommes de la Voie ». Il est le grand Docteur mystique de l’islam. Pas de question intellectuelle et religieuse qu’il n’ait abordée dans son oeuvre immense (plus de quatre cents ouvrages !). Claude Addas retrace ici la vie et l’oeuvre de ce grand « voyageur », exceptionnel « vivificateur de la religion », comme on le désigne dans la tradition musulmane.
Le livre est dans ses parties essentielles une critique de la modernité, les sciences modernes, les arts modernes, sans en exclure la politique moderne. Je donne également des indications au sujet du type contraire qui est aussi peu moderne que possible, un type noble, un type affirmatif. Considéré ainsi, mon livre est l’école du gentilhomme, le mot pris dans un sens plus intellectuel et plus radicale qu’il n’a été fait jusqu’à présent. Rien que pour tolérer cette interprétation, il faut avoir du courage, il ne faut pas avoir appris la peur. Friedrich Nietzsche. Par-delà le bien et le mal (1886) ou le grand livre des synthèses. Toute la pensé de Nietzsche rassemblée dans des pages fulgurantes. Du doute radical sur la valeur des philosophies du passé à la critique virulente des préjugés moraux, en passant par la réévaluation des philosophes, la condamnation du christianisme et l’exaltation d’un discours de la science débarrassé de toute forme de croyance, Nietzsche bataille avec les idées reçues de son temps et détermine les conditions de l’événement d’une philosophie nouvelle. Un texte brûlant, qui peut se lire comme la version philosophique de Zarathoustra.
«Lorsqu’on accepte ce qui est, il n’y a plus de lutte. Toutes les formes de lutte ou d’effort sont l’indication d’une distraction, et celle-ci existe tant que, psychologiquement, on cherche à transformer ce qui est en quelque chose qui n’est pas». Dans ces conférences données à Madras en 1947, Krishnamurti rappelle que chacun porte en lui-même le conflit et la confusion qu’il faut dépasser pour atteindre un renouveau de l’esprit.
Il s’agit pour le penseur d’être dans un état d’esprit qu’il nomme «vivacité passive» ou «mécontentement disponible», propice à la lucidité. En effet, le chemin vers la libération intérieure passe par la prise de conscience de ce que l’on est. L’espace apparaît alors pour une autre façon de fonctionner, moins conflictuelle, plus paisible. «Reconnaître la vie pour ce qu’elle est met fin aux conflits.
Le fait de discerner ce qui est, c’est déjà s’en libérer».
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