Longtemps, l’histoire des communautés juives du monde arabo-musulman a fait l’objet de lectures idéologiques, parfois passionnelles. Sous l’effet des échanges économiques et de la pénétration européenne, les Juifs d’Orient ont accédé à une forme de modernité culturelle et économique en s’affranchissant, peu à peu, du statut de soumission codifié par l’isla…
Longtemps, l’histoire des communautés juives du monde arabo-musulman a fait l’objet de lectures idéologiques, parfois passionnelles. Sous l’effet des échanges économiques et de la pénétration européenne, les Juifs d’Orient ont accédé à une forme de modernité culturelle et économique en s’affranchissant, peu à peu, du statut de soumission codifié par l’islam des origines. Or, c’est cette émancipation même qui a compromis leur survie, a fortiori après les indépendances marquées par tin climat de discrimination.
Le conflit judéo-israélo-arabe, récurrent depuis la fin des années 1920, a aggravé la situation et, dans certains cas, a précipité l’exode et la spoliation des biens. Grâce à une documentation inédite, Georges Bensoussan envisage ce phénomène dans toute son épaisseur. Son livre, appelé à faire date, sera pour tous ses lecteurs une découverte, pour certains un véritable choc.
” Le plus beau pays du monde ” ! C’est ainsi, qu’entre nous Marocains, nous désignons notre pays. C’est à peine ironique. Sa beauté, sa lumière, son mystère ont été tant célébrés par des peintres, des cinéastes que nous ne doutons pas une seconde de la fascination qu’il exerce sur les étrangers, qu’ils soient simples touristes ou historiens, ethnologues, archéologues, artistes etc.
J’aime mon pays. Plus je voyage dans le monde, plus je l’aime. Chaque fois que je me trouve dans un pays lointain et accueillant, je me pose la question de savoir si je pourrais y vivre. Pas besoin de réfléchir. C’est non. Entre 2006 et 2010, j’ai quitté la France et je me suis installé à Tanger avec une partie de ma famille. J’ai profité des facilités de la vie quotidienne mais j’ai souffert de l’absurdité de son administration. Une corruption à tous les niveaux. Un manque de culture (pas de musée, pas de théâtre, seulement deux librairies dignes de ce nom dans une ville d’un million d’habitants).
Le Maroc me suit partout où je vais. Je suis sidéré par cette fidélité, par cette présence et ce lien. La diaspora marocaine n’a jamais définitivement réglé son compte à la nostalgie. Et pourtant, travailler et vivre au Maroc est loin d’être simple. Des problèmes de toutes sortes, des plus absurdes aux plus complexes se posent tout le temps au citoyen marocain. Nous avons hérité de la France sa bureaucratie lourde et son appétit pour de la paperasse. Mais, comme par magie, des solutions finissent par surgir au moment où l’on s’y attend le moins.
Ce dictionnaire est le portrait d’un Maroc personnel, profond et intérieur, celui que je porte en moi depuis que j’ai ouvert les yeux dans la vieille médina de Fès, un jeudi matin du mois de décembre de 1947et que je n’abandonne jamais.
Séléné a seize ans lorsque sa mère, guérisseuse de renom, l’arrache à sa ville, Antioche, et surtout à l’homme qu’elle aime. Les deux femmes se lancent sur les routes peu sûres de l’empire de Claude. En plein désert, Méra révèle à sa fille le mystère de sa naissance, et meurt. La quête commence alors. Babylone, la Perse, Alexandrie, Rome, les lieux mythiques de l’Antiquité : telles sont les étapes du formidable périple qui va conduire Séléné vers sa destinée.
Le 2 mars 1956, le Maroc recouvre son indépendance, après quarante-quatre années de protectorat. De 1956 à 1961, Mohammed V restaure la puissance de son trône, rendant possible le règne de son fi ls Hassan II (1961-1999), qui consolide l’intégrité territoriale du pays. En 1965, Ben Barka paye de sa vie son opposition au régime, mais l’instabilité persiste et culmine lors des coups d’État de 1971 et 1972. Hassan II reconstruit alors un pouvoir ébranlé par le consensus autour de la récupération du Sahara, mais au prix des « années de plomb ». Après 1991, le Maroc s’engage dans un processus d’ouverture à petits pas qui conduit à l’alternance de 1998.L’avènement de Mohammed VI en 1999 précipite une transition aux exigences contradictoires : dissocier monarchie et « années de plomb », incorporer les islamistes au champ politique, améliorer la gouvernance tout en contenant la menace terroriste… Mais tout se précipite au rythme des événements de l’histoire : les attentats de 2003, qui relancent l’hypothèque autoritaire, puis les printemps arabes de 2011, qui placent la monarchie au pied du mur : réformer à chaud pour sauver l’essentiel.
Avant le milieu du XXe siècle, les communautés juives du Maroc étaient fortes de 250 000 âmes coexistant avec dix millions de musulmans. Aujourd’hui, elles comptent moins de 3 000 personnes. L’auteur remet en perspective leur présence plus que bimillénaire dans le pays. Rappelant qu’elles formaient la première communauté juive du monde arabe, Mohamme…
Avant le milieu du XXe siècle, les communautés juives du Maroc étaient fortes de 250 000 âmes coexistant avec dix millions de musulmans. Aujourd’hui, elles comptent moins de 3 000 personnes. L’auteur remet en perspective leur présence plus que bimillénaire dans le pays. Rappelant qu’elles formaient la première communauté juive du monde arabe, Mohammed Kenbib souligne leur contribution à l’histoire du Maroc, à sa culture, son patrimoine, son économie, ses échanges maritimes et sa diplomatie.
Il s’attache notamment à étudier la diversité des fondements de leurs relations avec les autres populations, quels qu’en aient été les aléas et les turbulences. En outre, il analyse les bouleversements provoqués par la présence européenne, le protectorat, la Deuxième Guerre mondiale -principalement la Shoah- et le conflit du Moyen-Orient. Il évoque aussi les juifs du Maroc d’aujourd’hui, ainsi que les liens que gardent avec ce pays près d’un million de leurs coreligionnaires d’origine marocaine vivant pour la plupart en Israël, en France, au Canada et ailleurs dans le monde.
Enfin, en 2011, cas unique dans le monde arabo-musulman, une référence explicite à l’ “affluent hébraïque” de la culture marocaine figure dans le Préambule de la nouvelle Constitution du royaume.
ui est Mohammed VI ? Est-ce le roi qui dirige le Maroc ? À quoi aspire la jeunesse ? Les Marocaines sont-elles libres ou soumises ? Pourquoi la France et le Maroc ont-ils des relations si tendues ? Le Maroc est-il un modèle pour le monde arabe ? Royaume arabo-berbère à la longue histoire islamique, dynastique et impériale, le Maroc se voit comme le plus occidental des pays arabes et africains. Ami de tous, signataire des accords d’Abraham et affichant un nationalisme décomplexé, le roi Mohammed VI a-t-il gagné ? Avec son soft power, le pays est une puissance islamique écoutée, même s’il peine à convaincre d’une volonté démocratique. Restent des ombres au tableau : misère du monde rural et difficultés économiques, contrôle de la presse, crise ouverte avec l’Algérie ou tensions avec l’Europe pour faire reconnaître la marocanité de son Sahara. En fin connaisseur, Pierre Vermeren décrypte les paradoxes d’un royaume qui se rêve en pays d’exception.
Durant la pe´riode coloniale, le Maroc fut territorialement ampute´, a` la fois a` l’Est, et au Sud : -À l’Est, la France cre´a l’Alge´rie en unifiant des territoires qui n’avaient jamais constitue´ un ensemble politique, et en lui rattachant les provinces marocaines du Touat, de la Saoura, du Tidikelt, du Gourara et de Tindouf, l’« Orient marocain » selon la formule d’Allal el Fassi. -Au Sud, l’Espagne amputa le Maroc de la Saquia el Hamra et de l’Oued ad Dahab dont elle fit la colonie du Sahara occidental. En 1956 le Maroc recouvrit son inde´pendance, mais pas sa totale souverainete´ territoriale. Dans cet ouvrage, l’auteur retrace l’histoire du Sahara occidental sous la forme de 10 questions (sa situation géographique et historique, sa place dans le conflit entre le Maroc et l’Algérie…).
Dans cet ouvrage, l’auteur retrace toute l’histoire du Maroc, des origines à nos jours. A? la différence de tout ce qui avait e?te? écrit jusque-là?, Bernard Lugan replace dans ce livre le Maroc au coeur de l’espace saharo-me?diterrane?en. En 987, quand Hugues Capet monte sur le trône de France, l’Etat marocain a déjà deux siècles d’existence. A? la fin du XIXe siècle, la France amputa largement le Maroc au profit du nouvel Etat algérien. Quant a? l’Espagne, elle coupa le pays de ses assises sahariennes puisque plusieurs dynasties marocaines en sont originaires. En ayant récupéré le Sahara occidental, le Maroc a renoue? avec ses racines et est devenu une puissance atlantique ouverte sur les grandes routes maritimes.
Ce livre […] semble être écrit dans le langage d’un vent de dégel : on y trouve de la pétulance, de l’inquiétude, des contractions et un temps d’avril, ce qui fait songer sans cesse au voisinage de l’hiver, tout autant qu’à la victoire sur l’hiver, à la victoire qui arrive, qui doit arriver, qui est peut-être déjà arrivée… La reconnaissance rayonne sans cesse, comme si la chose la plus inattendue, ce fut la guérison.
” Gai savoir ” : qu’est-ce sinon les saturnales d’un esprit qui a résisté patiemment, sévèrement, froidement,, sans se soumettre, mais sans espoir, – et qui maintenant, tout à coup, est assailli par l’espoir de guérison, par l’ivresse de la guérison ? […] ” Incipit tragaedia ” – est-il dit à la fin de ce livre d’une simplicité inquiétante : que l’on soit sur ses gardes ! Quelque chose d’essentiellement malicieux et méchant se prépare : incipit parodia, cela ne laisse aucun doute…
Friedrich Nietzsche. Ecrit entre 1881 et 1887, publié une première fois en 1882, dans une version incomplète, repris et parachevé ensuite. Le Gai Savoir confirme et conforte le radicalisme nietzschéen. Les grands thèmes de sa réflexion sont désormais parvenus à leur pleine maturité. L’idéal, la nécessité de l’héroïsme en philosophie, l’analyse de la décadence, mais aussi le principe de l’éternel retour, le mythe de Zarathoustra, la connaissance, la religion c’est un véritable bréviaire du ” nietzschéisme ” qui apparaît au fil des pages.
“Il est admis que 1984 et La Ferme des animaux d’Orwell permettent de penser les dictatures du XX ? siècle. Je pose l’hypothèse qu’ils permettent également de concevoir les dictatures de toujours. Comment instaurer aujourd’hui une dictature d’un type nouveau ? J’ai pour ce faire dégagé sept pistes : détruire la liberté ; appauvrir la langue ; abolir la vérité ; supprimer l’histoire ; nier la nature ; propager la haine ; aspirer à l’Empire.
Chacun de ces temps est composé de moments particuliers. Qui dira que nous n’y sommes pas ? “M. O.
Les pourquoi de l’histoire Savez-vous pourquoi Jésus n’est pas né en l’an 0 ? Pourquoi, en 1582, nous sommes passés du 9 au 20 décembre en une seule nuit ? Pourquoi Henri IV s’est fait sacrer roi à Chartres ? Pourquoi Bonaparte a lancé l’expédition d’Egypte ? Pourquoi il y a plusieurs prétendants au trône de France ? Pourquoi le FBI doit sa fondation au petit-neveu de Napoléon ? Pourquoi la Première Guerre mondiale n’est pas la première ? Ou pourquoi le président de la République française porte aussi le titre de co-prince ? Autant de questions auxquelles Stéphane Bern, pour qui l’Histoire n’a pas de secrets, apporte des réponses dans ce petit livre aussi ludique et surprenant qu’instructif.
Depuis longtemps, ils rêvaient d’écrire un livre ensemble, pour être utiles, pour apporter des réponses aux questions que tout être humain se pose sur la conduite de son existence. Quelles sont nos aspirations les plus profondes ? Comment diminuer le mal-être ? Comment vivre avec les autres ? Comment développer notre capacité au bonheur et à l’altruisme ? Comment devenir plus libre ?… Sur chaque thème, ils racontent leurs expériences, leurs efforts, les leçons apprises en chemin, et nous proposent des conseils. Leurs points de vue sont différents, mais ils se retrouvent toujours sur l’essentiel. Un livre limpide et lumineux pour apprendre le métier de vivre.
Comment accéder à la liberté intérieure ? Comment préserver en nous paix et volonté face aux difficultés de l’existence ? Dès l’enfance, nous sommes prisonniers de nos peurs, de nos préjugés et des conditionnements qui nous empêchent de vivre heureux. Les auteurs de Trois amis en quête de sagesse se réunissent à nouveau pour nous aider, pas à pas, à nous libérer des habitudes mentales, des blessures et des injonctions d’une société toujours plus tourmentée.
Garder le cap, rester en lien et nous connecter aux ressources intérieures n’ont jamais été si nécessaires.
Dans La Terre est ma demeure, Thich Nhat Hanh nous livre son autobiographie. On y découvre que ce sage exemplaire, initiateur de la pleine conscience en Occident, a traversé de nombreuses épreuves et s’est engagé dans des combats courageux qui ont façonné son enseignement. Jeune moine, il a fondé un bouddhisme révolutionnaire. Soucieux de lutter contre la pauvreté et l’injustice sociale, il a oeuvré pour la paix pendant la guerre du Viêtnam, s’est allié à Martin Luther King pour promouvoir les droits civiques, et a créé le Village des Pruniers pour transmettre la pratique de la méditation à tous.
Tantôt défenseur de grandes causes humanitaires, tantôt conteur, producteur inventif, meneur de jeux ou animateur facétieux, Pierre Bellemare et ses émissions emblématiques ont marqué l’histoire de la radio et de la télévision des soixante dernières années. Pour autant, par pudeur et modestie, il a toujours refusé d’évoquer sa vie privée, ses passions, ses rencontres avec les célébrités de son époque et les innombrables péripéties de sa carrière.
Pour la première fois, cette autobiographie dévoile les facettes insoupçonnées d’une personnalité sensible et complexe.
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